Le somnambulisme est un trouble du sommeil pendant
lequel la personne agit comme si elle était réveillée. Elle se
déplace, parle et parfois même échange avec un interlocuteur s’il y en a un, conduit, fait la cuisine… Elle a les yeux ouverts
en général, mais ils peuvent aussi être fermés. Malgré un apparent état d’éveil, le somnambule n’a pas conscience d’agir et n’a aucun souvenir lorsqu’il se réveille. Les crises peuvent aller de simples mouvements durant le sommeil à des états plus manifestes qui peuvent être angoissants pour la personne qui, à son réveil, sera par exemple dans une autre pièce sans avoir eu le souvenir de s’être déplacée.
Le somnambulisme se manifeste durant les phases de sommeil
profond et peut toucher autant les enfants que les adultes. Chez les enfants, une explication liée à leur développement peut parfois expliquer le phénomène, mais elle n’est pas suffisante et n’apporte pas de réponse quant aux exemples de somnambulisme chez les adultes où les cas sont plus rares.
LES CAUSES
Malgré de nombreuses avancées, notamment suite à une meilleure appréhension du fonctionnement du cerveau, le phénomène reste difficile à comprendre pour les scientifiques. Les causes évoquées sont l’hérédité, une immaturité cérébrale (pour le cas des enfants), une grande fatigue, du stress, de l’anxiété, etc., mais aucune explication véritable n’a encore été donnée.
Les récentes études en neuro-imagerie démontrent un dérèglement de l’éveil. Il est observé que le cerveau s’active, mais de façon partielle. De façon simplifiée, les zones motrices du cerveau sont activées, mais celles de la conscience (le cortex préfrontal), siège de la prise de décision, du raisonnement, etc., restent inactives.
Le phénomène reste difficile à appréhender pour les scientifiques, et il remet en question les notions de lien entre le corps
et l’esprit (au sens scientifique), qui impliquent la volonté et la conscience pour contrôler le corps. Il brouille aussi les frontières
entre sommeil et éveil, conscience et inconscience.
L’APPROCHE SPIRITE
Le terme somnambulisme a souvent été utilisé dans la littérature et peut recouvrir plusieurs définitions. La première correspond à
un état de transe dans lequel étaient plongés des sujets afin de percevoir l’au-delà, souvent par le biais de l’hypnose ou du magnétisme.
Ce n’est pas de ce sujet ici dans cet article.
La seconde définition correspond à celle évoquée plus haut, et donc à un phénomène non induit qui n’implique ni hypnose, ni
médiumnité, ni expérimentation de communication avec l’au-delà.
Comment expliquer le somnambulisme ?
Au cours de la nuit, nous savons que nous nous décorporons, c’est-à-dire que notre esprit accompagné de notre périsprit (véhicule de l’âme composé de semi-matière) quittent notre corps, à raison de deux heures discontinues pour aller se recharger dans l’au-delà et, parfois aller à la rencontre d’autres esprits et de notre guide. Ce type de dédoublement se produit
durant les cycles de sommeil profond.
Durant le sommeil physiologique, le corps est, pendant certaines phases de sommeil, comme dans un état de catalepsie, immobile. Chez le sujet somnambule, ce n’est pas toujours le cas.
Ainsi, lors d’une phase de décorporation nocturne, qui a lieu durant la phase de sommeil profond, le corps va suivre l’esprit et son périsprit qui se décorporent. Cela permet d’ailleurs d’émettre certaines hypothèses quant aux récentes découvertes en neurosciences démontrant une activité cérébrale motrice, mais pas préfrontale (lieu de la conscience, de la prise de décision, de la réflexion).
Pour résumer, le somnambulisme relève d’un état particulier de l’esprit qui, préoccupé par quelque chose, va, durant sa décorporation, agir et utiliser son corps pour accomplir la tâche qu’il veut réaliser.
Ne pas réveiller un somnambule
Le somnambule sait ce qu’il fait. S’il marche sur un toit ou déambule dans des endroits dangereux, son corps ne fait que suivre son
esprit et son périsprit. Réveiller un sujet somnambule serait le mettre en danger. En le faisant, on risque de confronter la personne à une situation qu’elle ne maîtrise pas. En effet, n’étant pas en état de conscience, le réveil aurait pour effet de forcer précipitamment l’esprit à retourner dans son corps, et le sujet se réveillerait sans aucun souvenir. Dans de nombreux cas, cela serait dangereux pour la personne qui se retrouverait propulsée dans une situation inconnue d’elle-même. Imaginez-vous vous
réveiller en pleine nuit dans votre escalier. C’est moins impressionnant que sur un toit, mais tout aussi dangereux si vous
veniez à rater une marche et à tomber sous l’effet de surprise et d’hébétude du réveil.
Il est plus sûr de raccompagner avec douceur le sujet somnambule vers son lit, s’il l’accepte, notamment en le rassurant quant aux
préoccupations qui lui font accomplir ce qu’il pense devoir faire.
Les cas d’agressivité durant l’état somnambulique
Il peut arriver, mais rarement, que la personne somnambule fasse preuve d’agressivité durant sa crise somnambulique. Cet état
relève plus de la personnalité profonde de la personne que de la situation en elle-même. Durant l’état somnambulique, l’âme
s’exprime dans sa totalité, et ainsi, la personnalité profonde de la personne se manifeste. Une agressivité contenue à l’état d’éveil
pourrait alors apparaître.
CONCLUSION
Le somnambulisme, comme d’autres phénomènes, est encore mal compris par la science. Si la neuro-imagerie permet d’appréhender plus avant le fonctionnement du sujet somnambule, cela n’en donne pas les causes.
La spiritualité enseignante, parce qu’elle implique la prise en compte de l’esprit, permet de comprendre les causes de ce phénomène rare mais réel, surtout à l’âge adulte.
Les traitements actuels sont peu efficaces et consistent notamment à altérer la qualité du sommeil du patient afin d’éviter les
phases de sommeil profond. L’approche hypnotique pourrait être une solution envisageable, en ce qu’elle permet d’agir
directement sur l’esprit, d’en comprendre ses préoccupations profondes et d’induire du calme et de la sérénité chez le sujet
trop fortement préoccupé.
Ajouter un commentaire
Commentaires