Les rêves prémonitoires, LES TROIS MÊMES RÊVES DE L’AUTEUR DE «QUO VADIS»

Publié le 31 mars 2026 à 10:35

Les rêves peuvent être des avertissements, des mises en garde dont il faut tenir compte car en général ils marquent fortement le rêveur avec des images parfois très précises. Il est des cas où ces rêves ont sauvé la vie des rêveurs, d’autres malheureusement où ils ne furent qu’une annonce de ce qui se révélera inévitable. Certains d’entre eux furent remarquables dans leur précision et dans ce qu’ils permirent d’éviter.

 


LES TROIS MÊMES RÊVES DE L’AUTEUR DE «QUO VADIS»
Quo Vadis est un roman historique célèbre, écrit en 1896 par un écrivain polonais Henryk Sienkiewicz et qui relate la persécution
des premiers chrétiens par l’empereur Néron. En juillet 1901, ce dernier, alors en villégiature à Biarritz, fut abordé par une jeune
anglaise séduite par son fameux roman. Ils prirent l’habitude de se promener ensemble. Le romancier se confia à elle, disant : «Je
n’ai pas l’habitude d’accorder de l’importance aux songes mais j’ai fait cette nuit un rêve étrange qui me laisse une impression
de malaise persistante. Je me trouvais dans une rue où il y avait un corbillard derrière lequel se tenait un jeune homme blond aux
yeux très clairs vêtu d’un costume bleu à boutons de métal. Je le revois très distinctement, il me souriait en me regardant fixement et m’invitait d’un geste à monter dans cette voiture des morts ; je me suis réveillé très oppressé.» Cette jeune anglaise
qui s’intéressait aux sciences métaphysiques, ayant participé à des conférences faites par des membres de la Society for Psy￾chical Research, lui conseilla de noter son rêve dans les moindres détails, lui disant que peut-être un jour, il en comprendrait la
signification.


Le lendemain, il s’adressa à sa jeune amie en lui disant : «Vous n’allez pas me croire mais j’ai fait cette nuit le même rêve qu’hier,
le même jeune homme souriant m’invitait à monter dans un corbillard, il me tendait la main pour avancer, c’était horrible !» À
nouveau, elle tenta de le rassurer sur ce rêve qui l’angoissait. Le surlendemain, elle trouva l’écrivain encore plus déprimé que la
veille, il avait à nouveau fait ce rêve. «C’est épouvantable, lui dit-il et ce corbillard me hante !» La jeune anglaise tenta de le rassurer
et il ne fit plus ce rêve pendant le reste de son séjour à Biarritz.
Il se rendit à Paris quelques jours plus tard où il s’installa dans un hôtel de la rue de Rivoli. Partant déjeuner, il se dirigea vers
l’ascenseur. Le liftier lui tenait la grille ouverte, Sienkiewics s’arrêta horrifié : le liftier, un adolescent blond aux yeux clairs qui
l’invita en souriant à entrer dans l’ascenseur, était exactement le personnage qu’il avait vu en rêve, même vêtements, même sourire, même invitation à monter. Épouvanté, il renonça à prendre l’ascenseur et descendit par les escaliers. Arrivé au rez-de-chaussée, il entendit un fracas épouvantable tel qu’il en perdit connaissance. Revenu à lui, on lui annonça que l’ascenseur venait
de s’écraser ; parmi les victimes allongées au sol, il vit le liftier blond au costume bleu

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.