Prémonitions dans l'histoire

Publié le 13 mai 2026 à 09:29

L’avenir pourrait paraître comme inscrit ; or, il ne l’est pas. Aucun évènement n’est inscrit dans le sens du déterminisme et l’aspect prémonitoire du rêve est à mettre en relation avec le phénomène télépathique. Les rêves n’ont qu’une seule cause, l’émancipation de l’âme qui se dégage du corps pendant le sommeil, plonge dans l’océan de pensées et d’images qui existent dans l’espace et perçoit grâce à ses sens propres, les êtres et les choses. L’esprit recueille des impressions, des songes étranges, parfois même des réminiscences antérieures. Dans le rêve profond, l’esprit dégagé de la matière rencontre des âmes humaines, elles aussi émancipées de la matière et un échange de pensées s’établit, laissant une empreinte au réveil sous forme d’intuitions et de pressentiments qui peuvent influer sur nos actes à l’état de veille.

La nuit ne porte-t-elle pas conseil ?

LES RÊVES DE L’ANTIQUITÉ


La précognition (ou prémonition) d’évènements futurs par l’intermédiaire des rêves est un sujet de recherche depuis plusieurs siècles, en raison des nombreux témoignages recensés. L’Ancien Testament révèle des rêves que l’on qualifia de prémonitoires. Pharaon, dans un premier songe, vit sept belles et grasses vaches sortir du Nil et paître dans la prairie puis sept autres, laides, efflanquées, dévorant les premières. Dans un deuxième songe, Pharaon vit sept beaux épis de blé qui poussaient sur une même tige ainsi que sept épis vides, brûlés par le vent et qui engloutissaient les plus beaux épis.


Convoquant tous les devins et sages d’Égypte pour analyser ces songes qu’il ressentait comme annonciateurs, il n’eut pas
de réponse. Seul, Joseph, un des fils de Jacob, un personnage simple mais capable de décrypter les rêves, sans crainte pour la
justice expéditive de Pharaon, lui apporta une explication : «Il s’agit d’un seul songe, les sept belles vaches sont sept années
de grande abondance, suivies de sept années de sécheresse et de famine dans le pays.» Joseph proposa à Pharaon de s’en
tourer d’un homme intelligent et sage, ce que fit celui-ci, ôtant son anneau de sa main et le glissant solennellement au doigt
de Joseph : «Puisque Dieu t’a fait connaître toutes ces choses, il n’y a personne qui soit aussi intelligent et sage que toi. Je t’éta
blis sur ma maison et tout mon peuple obéira à tes ordres».


Joseph devint ainsi premier ministre et s’en montra digne ; il géra la crise attendue en remplissant les greniers des provisions nécessaires et utiles pour les années de famine à venir, inventant même un système d’impôts.

 

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