Les histoires de fantômes, c’est-à-dire d’apparitions de personnes décédées, se rencontrent partout de par le monde.
Dans cet article , je vais relaté de nombreux cas probants de ces manifestations surprenantes. Elles ont fait d’ailleurs l’objet de nombreuses études sérieuses et documentées.
Cependant, il faut savoir que ce phénomène d’apparitions ne concerne pas seulement les décédés. Des personnes vivantes,
c’est-à-dire incarnées, peuvent apparaître à deux endroits en même temps : nous appelons cela la bilocation. Pour comprendre
ce phénomène, il faut revenir sur ce qu’est un être humain : un esprit incarné dans un corps physique avec son périsprit, son
double, lui permettant de faire le lien entre esprit et matière.
Sans cette enveloppe énergétique, l’incarnation ne serait pas possible. C’est ce double périsprital qui est à l’origine du phénomène. Lorsque l’on voit un fantôme, c’est le périsprit qui se rend visible à nos yeux, en ayant un taux vibratoire différent. Dans le
cas de la bilocation, l’esprit s’extériorise de son corps physique avec son périsprit pour se déplacer à un autre endroit et se
rendre visible. On se retrouve alors en présence de deux entités identiques visibles en deux endroits distincts, l’une de matière
(corps physique) et l’autre périspritale (esprit et périsprit).
Voici quelques exemples d’apparitions fantomatiques connus dans l’histoire religieuse et vécus par Saint Antoine de Padoue
et Padre Pio.
Antoine de Padoue
Né en 1195 à Lisbonne, Fernando Martins de Bulhões devenu Saint Antoine de Padoue, fut un prêtre franciscain et docteur de l’Église qui propagea la foi en Italie et dans le sud de la France. Il écrivit des sermons pénétrés de doctrine et de douceur et, à la demande de François d’Assise, enseigna à ses frères la théologie à Padoue où il mourut en 1231. Voici deux exemples de bilocation le concernant.
«Un jour de l’année 1226 alors qu’il prêchait dans une église de
Limoges, il se rappela soudain qu’il avait promis de lire au même moment l’évangile dans un monastère situé à quelque distance dans un autre quartier de la ville. Il rabattit tranquillement sa capuche, s’agenouilla en silence pendant plusieurs minutes, tandis que l’assemblée des fidèles attendait dans le recueillement.
Pendant ce temps, Antoine de Padoue se présenta devant les
moines du monastère et il fit la lecture de l’évangile. Puis, il disparut pour revenir à l’église où il réintégra son corps resté agenouillé et il reprit son sermon. Une autre fois, il s’endormit un jour alors qu’il était en Espagne, pour apparaître en Italie au tribunal où était jugé son père pour un assassinat d’enfant. Antoine de Padoue apporta la preuve de l’innocence de son père, désigna le vrai coupable et il disparut.»
Padre Pio
Francesco Forgine, plus connu sous le nom de Padre Pio, capucin et prêtre italien à Pietrelcina, apparut au général Cardona, lors de la Première Guerre mondiale. Alors que
celui-ci songeait avec effroi à tous les jeunes soldats qui allaient mourir pour leur pays, le général envisagea dans son désarroi, de se suicider. C’est alors qu’un violent parfum de roses envahit la pièce où il se trouvait, et lorsqu’il leva la tête, il vit devant lui un moine souriant, les mains blessées qui lui dit : «Oh, mon général, désirez-vous vraiment commettre pareille bêtise ?»
La vision comme le parfum se dissipèrent rapidement. Le général se confia à un franciscain qui lui parla de Padre Pio et de ses multiples facultés dont celle de bilocation. Le militaire se rendit à San Giovanni di Rotondo où il reconnut l’homme de sa vision. En passant près de lui, Padre Pio lui dit à voix basse : «Vous l’avez échappé belle ce soir-là, pas vrai, mon général ?»
Le Padre Pio a connu en effet plusieurs bilocations dans sa vie
et fit preuve de bien d’autres facultés : médiumnité, stigmates,
manifestations olfactives, etc. Une autre fois, alors qu’il se trouvait au milieu de ses filles spirituelles dans le parloir du couvent pour une conférence, Padre Pio parut un moment comme absent. Cette situation se prolongea trop pour qu’il s’agisse d’une simple méditation intérieure. Le prêtre finit par revenir à lui et quand on lui demanda ce qui lui était arrivé, il répondit avec simplicité qu’il avait été retrouver son frère Michel en Amérique.
Autre témoignage : un officier d’armée à la retraite entra un jour à la sacristie, portant son regard sur Padre Pio et dit : «C’est vraiment vous, à ne pas s’y tromper ! » Il s’approcha, s’agenouilla devant lui et pleura en répétant : «Merci, Padre, de m’avoir sauvé la vie.» Puis, l’homme raconta aux personnes présentes : «J’étais capitaine d’infanterie. Un jour sur le champ de bataille, en plein combat, je vis un moine au teint pâle et au regard expressif, qui me dit : «Monsieur le capitaine, éloignez-vous d’ici !». J’allai vers lui et, avant que j’aie pu le rejoindre, une grenade éclata exactement à l’endroit où je me trouvais auparavant, laissant un gouffre béant. Je me retournai vers le moine, mais il n’était plus là.» Padre Pio, en état de bilocation, lui avait sauvé la vie. A partir de 1918, stigmates, visions et faculté de guérison feront de ce prêtre un homme admiré par des milliers de personnes pour son amour pour les autres mais aussi jalousé, calomnié et persécuté par l’Église, et particulièrement par Mgr Gagliardi, jusqu’en 1933,
date de sa réhabilitation. Il subit de multiples souffrances autant morales que physiques. Il fut canonisé par Jean Paul II en 2002. On peut s’interroger sur les raisons de cette faculté de bilocation. Dans les cas évoqués, celui de Saint Antoine de Padoue et du Padre Pio, il s’agit de deux hommes d’Eglise d’une grande spiritualité et moralité. On peut aisément concevoir que c’est ce profond amour pour les autres qui est le moteur de ce phénomène de bilocation.
Les promenades du comte Magnus au moment de sa sieste
Cependant, cette faculté peut se retrouver
chez d’autres personnes plus «ordinaires». En
voici d’autres exemples : la baronne Isabella
Von Ungern Sternberg témoigna d’une série
de faits extraordinaires qui eurent lieu en
Estonie, près du golfe de Finlande. De génération en génération, des cas de dédoublements ont été vécus
par les membres de la famille des comtes Steenboch comme par des gens de passage. Le vieux comte Magnus avait l’habitude de sommeiller après le déjeuner dans son fauteuil. A Zitter, où la famille passait l’été, beaucoup de jeunes gens aimaient se réunir sur le balcon de la maison pour profiter du paysage. Or, ils aperçurent soudainement Magnus en train de se promener dans le parc à l’heure de sa sieste habituelle. Emilie, sa fille, s’interrogea sur le caractère inhabituel de cette promenade et entra dans la pièce où son père aurait dû sommeiller, et surprise, elle le vit endormi dans son fauteuil alors qu’il était vu simultanément se promenant dans le parc. Ce ne fut pas la première fois que Magnus apparut contre toute attente. En 1830, alors qu’il était à la guerre avec son régiment, son épouse venant de donner naissance à leur petit garçon l’aperçut dans sa chambre, silencieux. Il quitta les lieux, sans avoir touché personne et sans être touché.
Émilie Sagée , l’institutrice et son double
Autre histoire de bilocation, celle d’Emilie Sagée qui, dans les
années 1840, défraya la chronique. Cette jeune institutrice engagée comme préceptrice de français dans un pensionnat huppé en Lituanie, connut l’étrange aventure de se dédoubler plusieurs fois en direct devant sa classe. Peu après son arrivée, des pensionnaires racontèrent qu’elles ont vu leur professeur de français au même instant, en deux endroits différents. Le phénomène se reproduisit à plusieurs reprises en présence des élèves. Puis, ce furent des professeurs qui se retrouvèrent confrontés à deux Émilie Sagée. Ces bizarreries finirent par arriver aux oreilles des parents d’élèves dont certains, effrayés, retirèrent leurs enfants de l’école. L’institutrice fut alors convoquée par le directeur et sommée de s’expliquer. Elle avoua avoir déjà perdu près de vingt fois son emploi pour cette raison. L’écrivain Robert Dale Owen, à qui s’est confié l’une de ses anciennes élèves du pensionnat, rapporte : «Un jour qu’Émilie Sagée donnait une leçon à treize de ces jeunes filles, parmi lesquelles Mlle de Guldenstubbe, et que pour mieux faire comprendre sa démonstration elle écrivait au tableau noir, les élèves virent tout à coup, à leur grande frayeur, deux demoiselles Sagée. Elles se ressemblaient exactement et
faisaient les mêmes gestes. Seulement, la personne véritable
avait un morceau de craie à la main, tandis que son double n’en
avait pas et se contentait d’imiter les mouvements.»
Il existe d’autres témoignages de bilocation qui font état, pour les personnes qui se dédoublent, d’un profond désir d’être dans un
autre lieu auprès de proches en danger ou lors d’un événement important, voire dramatique. Le profond sentiment et le désir de
porter secours semblent ici jouer un rôle dans ce phénomène de dédoublement.
Il est à noter que certaines expérimentations par l’hypnose pourraient conduire à mettre en évidence l’existence du double
par des suggestions appropriées. L’objectif de ces expériences hypnotiques est de rendre visible le périsprit à côté du corps
physique et de prouver aux expérimentateurs l’existence de ce corps intermédiaire. On constatera alors la parfaite ressemblance
du corps physique avec son double périsprital et la possibilité pour l’esprit accompagné de son périsprit, de se mouvoir hors de
son enveloppe charnelle.
Je vous invite, pour mieux comprendre ces phénomènes de dédoublement, à la lecture du livre de Gabriel Delanne Les
apparitions matérialisées des vivants et des morts ainsi que celui d’Ernest Bozzano Les phénomènes de hantises.
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