LES RÊVES ANNONCIATEURS - un certain christian

Publié le 23 mars 2026 à 09:42

Je vous partage sur cet article mon expérience personnelle. 

 

Un matin de 2010, je me suis réveillée avec le souvenir très précis d’un rêve qui me laissait une forte impression de réalité. Dans
ce rêve, j’étais en Inde, sur la rive d’un large fleuve. J’y rencontrais un ancien camarade de classe prénommé Christian.
Ce garçon que j’avais connu en terminale, ancien séminariste, avait la foi d’un fervent catholique mais en même temps,
découvrait la philosophie et se posait de nombreuses questions. Il était là, sur la rive rocheuse et accidentée du fleuve. Les
maisons et les bâtiments étaient blancs et les couleurs verte et mauve dominaient l’environnement. Christian m’entretenait
de spiritualité, mais dans une recherche que je ne lui connaissais pas. Il ne s’agissait plus de foi catholique ; la conversation
portait sur l’initiation dans le sens des traditions orientales ; il était question d’une quête d’absolu, d’une recherche de la
vérité sur les traces des grands maîtres de l’Orient. Tout au long du rêve, Christian était tourmenté par une idée fixe : il prétendait qu’il était possible de traverser le fleuve à pied sec ; cette traversée était l’initiation indispensable à la découverte de la
vérité.

Je remarquais bien, ici ou là, quelques pitons rocheux, mais trop distants les uns des autres pour effectuer ce passage
sans tomber à l’eau. La solution était peut-être la lévitation en tant qu’épreuve initiatique. Toujours est-il que le rêve a cessé
avant que le fleuve ne fût franchi. Christian restait tourmenté, il discutait du pourquoi et du comment, il était sûr que la vérité
se trouvait à sa portée mais, simultanément, se désespérait de ne pouvoir l’atteindre.


L’impression essentielle qui m’est restée de ce rêve, c’est cette quête d’absolu symbolisée par la traversée du fleuve en
marchant sur les eaux, quête impossible qui laissait mon ami prostré mais persuadé de trouver un jour la solution. Sur le
moment, il m’a été impossible de comprendre ce rêve, et pour cause, le contenu était prémonitoire, bien que l’adjectif ne soit
pas approprié comme nous le verrons par la suite.


Ce rêve a eu lieu alors que j’habitais encore dans ma région de naissance, l'auvergne.

Environ deux mois plus tard, j'ai pu rencontrer des personnes qui était intéressée par la spiritualité et ce qui s'en suit. Tout un concours de circonstances, que je ne m’attarderai pas à développer ici, a fait que j'ai du partir pour m'installer ailleurs

Ces personnes, à cette époque, manifestaient une grande inquiétude à propos d’un ami, un certain Christian qui avait tout abandonné pour partir en Inde, persuadé d’y trouver la vérité. Dans sa quête mystique, il désirait rencontrer des grands maîtres de l’Orient qui, aux dires de certains ouvrages, accomplissaient des prodiges et détenaient les secrets de la vie.


Quelques semaines plus tard, Christian, à sa demande, fut rapatrié par sa famille ; il n’avait plus de quoi survivre et, désorienté dans ce pays de misère, n’avait pas fait les rencontres escomptées. Nous l’avons vu peu de temps après. Son manque
d’enthousiasme à décrire le voyage montrait qu’il n’avait certainement pas découvert les secrets du Nirvâna mais, en ce qui
me concernait, j’éprouvai une vive satisfaction à l’écoute de ce curieux personnage qui, sans le savoir, expliquait, point par
point, le rêve que j’avais fait quelques mois auparavant.


Il avait entrepris ce voyage suite à la lecture d’un ouvrage intitulé «La vie des Maîtres», sorte de roman initiatique où l’auteur
fait intervenir des grands maîtres de l’Orient, toujours existants et considérés comme immortels. Dans ce livre, il est question
de la traversée d’un fleuve, sorte de vision symbolique qui correspond, sans doute au passage de la vie physique à la vie spi7rituelle ; et comme il arrive bien souvent, le symbole est transposé dans la réalité sous une forme initiatique, en l’occurrence,
franchir le fleuve en marchant sur les eaux. Par cette capacité à transcender les lois de la matière, l’évolution était telle que le
sujet initié devenait immortel et pouvait, à volonté, se rendre visible ou invisible. Laissons maintenant cette légende pour
retrouver notre voyageur de l’impossible.


Christian me confirmait le symbole de la traversée du fleuve qui avait été pour lui une grande question. Je constatais que
son interrogation correspondait parfaitement à ce que j’avais rêvé, à cette différence près que le personnage du rêve était
quelqu’un d’autre du même prénom. La correspondance entre mon rêve et le voyage en Inde permet de faire les déductions
suivantes :


• Il s’avère que le rêve a eu lieu à la période même où Christian était en voyage préoccupé par sa recherche spirituelle. Il y a donc
concordance dans le temps. La simultanéité élimine le caractère prémonitoire d’un rêve qui relève plutôt d’une forme de télépathie.
• Il est probable que nos deux esprits se sont rencontrés pendant le dégagement du sommeil, bien que nous ne nous connaissions pas.
• Dans le rêve, comme dans la réalité, la préoccupation principale de Christian était de franchir le fleuve dans le but de
découvrir la vérité.
• Dans le rêve s’est établie une transposition des personnages. 

 

À ce moment-là, je ne connaissais pas ce jeune homme, alors mon subconscient l’a remplacé par un autre Christian que j’avais bien
connu, en quête d’absolu lui aussi mais dans une autre recherche.
Cette substitution d’un personnage du même prénom était nécessaire en tant que support à la mémoire. Inconsciemment,
cette transposition s’est imposée car je n’aurais pu aisément me souvenir d’un individu qui m’était totalement inconnu.
Mon esprit, pendant le sommeil, a très certainement rencontré celui de Christian et, dans un processus d’identification,
mon subconscient a substitué un autre Christian qui devenait le support indispensable à un bon souvenir. De plus, cet ami que
j’ai connu comme catholique fervent est le personnage imaginaire idéal qui se superpose sur un autre homme de même
prénom, étant donné le parallèle entre deux individus qui, sur le fond, ont des préoccupations approchantes. Tout ce travail
subconscient remplace un personnage alors inconnu, par celui qui sera le mieux à même de le symboliser. Au premier abord,
le fait d’avoir rêvé de quelqu’un, trois mois avant de faire sa connaissance pourrait sembler prémonitoire. Pour ce cas,
comme pour beaucoup d’autres, la prescience d’événements futurs n’est qu’illusoire.

 

Dans ce cas précis, une rencontre s’est établie à l’état de rêve, cela suppose, par simple déduction, que la rencontre avec des personnes, qui connaissaient Christian, était déjà programmée par nos esprits. Il y a eu, par le songe, un contact avec un individu qui allait nous être présenté dans un avenir proche. Cela signifie qu’à l’état de sommeil, et plus particulièrement pendant le dédoublement provisoire, des contacts s’établissent parfois avec des inconnus, ou mieux encore, avec des entités que nous avons
côtoyées dans l’au-delà ou dans des vies antérieures. Dans le rêve qui vient d’être relaté, tout laisse à penser que des rencontres futures sont déjà prévues à l’avance par des esprits incarnés qui, sans se connaître dans le temps présent, ont décidé de se retrouver.

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