Les décorporations nocturnes

LE RÊVE, MESSAGER DE L’INCONSCIENT
Le rêve joue un rôle essentiel dans le maintien de notre équilibre psychique. Grâce au mécanisme de refoulement, certaines pensées ou émotions inconscientes sont repoussées hors de notre conscience éveillée. Le rêve permet à ces contenus refoulés de
s’exprimer symboliquement durant le sommeil, évitant ainsi qu’ils ne s’accumulent et perturbent notre bien-être mental.


En offrant une forme d’exutoire à ces tensions intérieures, le rêve aide à préserver notre santé psychologique. Par ailleurs, il participe aussi à la consolidation de la mémoire et à l’intégration des expériences vécues, préparant ainsi l’esprit à mieux affronter la réalité. Le rêve est donc une fonction vitale qui agit comme un miroir et un filtre de notre vie intérieure, garantissant l’équilibre
entre conscience et inconscient.


MAIS NE FAISONS-NOUS QUE RÊVER ?
«Le rêve est le souvenir de ce que l’Esprit a vu pendant le sommeil.» 

 


Qui n’a jamais ressenti, au réveil, cette étrange sensation d’avoir vécu bien plus qu’un simple rêve ? Qui n’a jamais eu l’impression, l’espace d’un instant, d’avoir retrouvé un être cher ou fait une véritable rencontre pendant son sommeil ?
Ces impressions de présence, ces conversations intimes, ces élans d’amour profond aussi fugaces que poignants, laissent en
nous une empreinte indélébile. Gravés dans notre mémoire, ces instants nous poursuivent comme des fragments d’une réalité.
Mais alors… n’était-ce vraiment qu’un rêve ?

 

LA DÉCORPORATION NOCTURNE : UN DÉGAGEMENT NATUREL DE L’ESPRIT


Au moment de la mort, l’Esprit, toujours enveloppé de son périsprit, se détache définitivement du corps physique. Mais cette séparation n’est pas propre à cette circonstance : elle se produit aussi chaque nuit de manière naturelle, au cours de notre sommeil, sous une forme temporaire que l’on appelle décorporation nocturne.
Ce processus s’accomplit le plus souvent à notre insu. Le lien énergétique qui relie l’Esprit à son enveloppe charnelle, souvent appelé le «cordon d’argent» demeure intact et ne se rompt que lors de la désincarnation définitive. Ainsi, après chaque décorporation nocturne, notre Esprit regagne inévitablement son corps jusqu’au jour de la mort physique, où ce retour ne sera plus possible. Durant certaines phases du repos, l’Esprit s’éloigne partiellement ou totalement du corps, libéré de la densité de la matière. Cette décorporation qui dure en moyenne deux heures, souvent morcelée en plusieurs séquences, est une nécessité vitale pour notre esprit et son équilibre.


POURQUOI LES DÉCORPORATIONS NOCTURNES SONT-ELLES NÉCESSAIRES À NOTRE ESPRIT ?


Allégé des contraintes matérielles, l’Esprit retrouve alors sa liberté d’action : il peut retrouver des êtres aimés, échanger avec
d’autres esprits incarnés ou désincarnés, et surtout entrer en lien avec son guide, cet esprit protecteur bienveillant qui l’accompagne tout au long de son existence.

" La décorporation est relative à vos seules natures, c’est-à-dire au fait que vous êtes des esprits et seulement des esprits.
Vos natures charnelles sont provisoires et ces mêmes natures sont dépendantes du repos, dépendantes du sommeil. À cause
de l’état de veille, à cause de la fatigue naturelle qui s’ensuit, l’enveloppe charnelle a besoin de repos. La totalité de votre
structure cellulaire a besoin de s’oxygéner mais, surtout, l’esprit, lui, a le besoin du retour à sa source, le besoin du retour à
son élément vrai.»


LE RÊVE, PASSERELLE ENTRE NOS DEUX MONDES


Ainsi, le rêve devient parfois une porte entrouverte sur l’au-delà et permet des échanges entre esprit incarné et désincarné, mais aussi de vivant à vivant, des rencontres bouleversantes, des instants de vérité, souvent empreints de paix et d’amour. Parfois, ces visites sont de simples gestes de réconfort, des signes discrets envoyés par des esprits de l’au-delà, pour nous dire qu’ils existent toujours.
Et même si, au réveil, les voiles de l’oubli retombent, il subsiste parfois en nous la trace subtile mais tenace d’une présence, d’un regard, d’un message d’amour. Le sommeil n’est donc pas seulement une pause biologique, il est un moment important où l’Esprit reprend contact avec le monde dont il est issu, renouant le temps d’un souffle avec sa véritable nature.

 


POURQUOI OUBLIONS-NOUS CES INSTANTS ?
«Le souvenir de ces communications nocturnes s’efface souvent au réveil, mais l’impression en reste, comme un écho dans
l’âme.» 


Du fait que la matière agit comme un voile dense entre l’Esprit et la conscience incarnée, notre cerveau physique, limité dans ses capacités, ne peut enregistrer qu’une infime partie des expériences vécues durant le sommeil, surtout lorsqu’elles se déroulent dans une dimension spirituelle plus subtile et immatérielle.


L’oubli est donc à la fois naturel et nécessaire. Il joue le rôle d’une barrière protectrice, car nous ne sommes pas toujours en mesure d’assimiler consciemment ce que notre esprit vit hors du corps. La plupart du temps, les souvenirs de ces expériences s’estompent dès l’éveil, ne laissant que des impressions diffuses, des symboles flous ou des fragments déformés par notre perception terrestre. Cet oubli relève d’une forme de sagesse divine. Il nous protège des souvenirs trop vifs d’autres plans d’existence, d’épreuves passées ou de vérités que notre conscience actuelle ne pourrait pas encore supporter. Il nous aide à rester centrés sur notre vie présente et à progresser pas à pas dans notre incarnation actuelle.

 


LE RÊVE, UNE INFLUENCE SUBTILE MAIS RÉELLE
Même en l’absence de souvenirs conscients, lors de nos décorporations nocturnes, le contact avec notre guide, un être cher ou
un esprit bienveillant, peut profondément influencer notre état intérieur, nos pensées, nos émotions… et parfois même modifier nos choix de vie ou notre comportement.


«Tout est retenu et tout est contenu dans l’inconscient respectif de vos personnes. Ce en quoi, vous n’êtes pas guidés par le destin mais par vous-mêmes à partir des conseils qui vous sont donnés chaque nuit pendant le sommeil.»


TOUT LE MONDE RENCONTRE-T-IL SON GUIDE LORS DE SES DÉCORPORATIONS NOCTURNES ?


«Les esprits inférieurs incarnés ne quittent guère la sphère terrestre. Leur dégagement nocturne ne les porte pas loin, car ils
sont retenus par leurs pensées matérielles.»


Bien que la décorporation nocturne soit un phénomène naturel, elle ne mène pas systématiquement à des rencontres spirituelles dans l’au-delà. Tout dépend de l’état d’esprit de la personne, de son degré d’évolution et des nombreux paramètres  liés à sa vie présente. Ceux qui restent fortement attachés à la matière, prisonniers de pensées négatives, égoïstes ou exclusivement matérialistes par exemple, ne parviennent pas à s’élever. Même libéré temporairement du corps physique, leur esprit demeure trop proche des vibrations terrestres.


Dans de telles conditions, les rêves ne sont que des projections du subconscient : un enchevêtrement de désirs, de peurs, de
souvenirs et d’illusions. Ils ne franchissent pas le voile qui sépare les deux mondes, et n’ouvrent aucune porte vers une rencontre véritable avec un guide, un être cher ou un esprit éclairé.

COMMENT POUVONS-NOUS FAVORISER NOS DÉCORPORATIONS NOCTURNES ?


Les Esprits nous conseillent de ne pas se priver de prier notre guide chaque soir, avant de nous endormir. Ce simple acte d’intention favorise indéniablement la rencontre entre notre esprit et cet Esprit bienveillant durant la nuit. En orientant ainsi  notre conscience vers lui, nous nous ouvrons à percevoir sa présence et à recevoir ses conseils ou messages.
Cette pratique augmente aussi nos chances de conserver, au réveil, un souvenir plus clair et précis de ces échanges et de ces
rencontres.


LE RÊVE, UNE PORTE OUVERTE


Chaque nuit, nous vivons une forme de petite mort, suivie d’une renaissance au matin. Ce cycle quotidien reproduit symboliquement, à une plus petite échelle, celui de l’incarnation et de la désincarnation. C’est pourquoi les Esprits nous invitent à ne pas craindre la mort : d’une certaine façon nous «mourons» tous les jours, à travers l’alternance du sommeil et de l’éveil.
Quand nous fermons les yeux, notre esprit quitte le corps. Il s’éveille sur un autre plan, avec une perception élargie. Il peut alors rencontrer son guide, recevoir des conseils, des encouragements. Puis, comme lors d’une naissance, nous revenons à la vie matérielle, porteurs d’une intention nouvelle, d’une intuition sur ce que nous souhaitons faire ou corriger dans notre existence éveillée. Bien sûr, tout cela dépend de notre degré d’évolution. Mais cette image met en lumière l’importance de prêter attention, au réveil, à ce que l’on ressent, à ce qui nous traverse. Quelques secondes de silence, une courte méditation suffisent parfois à capter le fil du projet de vie que notre âme a choisi avant de s’incarner. 

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