Prémonitions dans l'histoire : les catastrophes annoncées

Publié le 21 mai 2026 à 07:49

Collision en gare de Lagny-Thorigny


Le 20 décembre 1933, M. René Peltier s’endort après le déjeuner. Son sommeil est agité, il gémit. Soudain, il se réveille en criant.
Son épouse inquiète lui demande la raison de cette agitation.
Il répond : «C’est épouvantable, j’ai fait un horrible cauchemar. J’étais dans un train, nous roulions dans le brouillard quand
soudain, il y eut un choc, les wagons sautaient dans tous les sens. Il y avait des gens décapités, amputés, du sang partout,
des blessés qui hurlaient et des morts, des centaines de morts.
Je rampais sur les cadavres. Puis je réussissais à sortir de mon wagon, il faisait nuit. Des gens criaient le long de la voie : «C’est
une collision, il y a plus de deux cents morts !» Son épouse le rassure mais la netteté du rêve trouble M. Peltier qui précise
que cela se passe à Thorigny. Le soir même, toujours préoccupé par son cauchemar, il va le raconter à ses voisins. Trois
jours plus tard, le 23 décembre 1933, deux trains entraient en collision, en raison du brouillard, en gare de Lagny-Thorigny, il
était 18h30 et il faisait nuit. De quel aéroport s’agit-il ?
David Booth, en mai 1979, employé de bureau à Cincinnati dans l’Ohio, est hanté par un cauchemar où il assiste impuissant à
un accident d’avion. Dans son rêve tourmenté, il voit un gros jet aux couleurs de l’Amérique décoller difficilement, se cabrer
et s’écraser dans une énorme explosion. Les nuits suivantes, le cauchemar continue. David Booth prévient l’aéroport de Cin
cinnati, Des spécialistes essaient grâce aux détails donnés, de savoir de quel aéroport il s’agit. Américan Airlines renforce les
mesures de sécurité sur les gros porteurs. Et c’est le 26 mai qu’un DC 10 de cette même compagnie s’écrase au décollage à
l’aéroport de Chicago. 273 personnes ont trouvé la mort.

 

Glissement de terrain au Pays de Galles


Un cas célèbre de prémonition ressentie par plusieurs personnes avec une fin dramatique, s’est déroulé en octobre 1966 dans la petite ville minière d’Aberfan au Pays de Galles. Le 21 octobre, suite à un glissement de terrain, des habitations et principalement
l’école, la Panglas Junior School sont écrasées par un demi-million de tonnes de poussière de charbon. 144 personnes dont
122 enfants furent englouties. Le Dr John Barker, psychiatre,a mené une enquête et recueilli de nombreux récits de personnes ayant pressenti cette catastrophe : 24 d’entre eux sont prémonitoires. Le plus stupéfiant est celui d’une enfant de dix ans, Eryl Mai Jones, qui disparut dans la catastrophe. Deux jours avant l’évènement, elle dit à sa mère qu’elle n’a pas peur de mourir car elle rejoindra Jésus. Elle précise aussi que tout est noir autour d’elle et qu’elle sera avec Pete et June, deux de ces camarades. Eryl a rêvé que l’école avait disparu et que quelque chose de noir l’avait engloutie. En ce qui concerne les autres témoignages, Baker précise que les rêves pris individuellement ne donnaient pas suffisamment d’indications précises pour situer la catastrophe et prévenir les personnes. Pour cela, il aurait fallu étudier tous les témoignages, car pris dans leur ensemble, des détails déterminants seraient apparus. Les recherches de l’Américain Cox en 1956, sur le nombre de personnes présentes dans une catastrophe, comme un acci
dent ferroviaire, ont montré statistiquement que la liste des passagers était moins importante le jour même ainsi que les
six jours précédents. C’est comme si certains passagers, plus intuitifs que d’autres ou tenant compte d’une prémonition,
renonçaient à ce type de transport ou «rataient» simplement leur train ce jour-là.

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