nous vivons sur une planète encore bien inférieure et nous pouvons aisément le comprendre au vu de tout ce qui s’y
passe. La faim, la haine, les guerres, les catastrophes, dominent et nombreux sont les hommes qui meurent de façon violente,
sans passer le tunnel qui les conduirait vers l’au-delà. Ils restent, comme nous l’enseignent les Esprits guides, dans un état dit de
trouble. Le temps s’arrête pour eux et ils revivent sans cesse l’instant de leur mort, recréant par leurs pensées, l’environnement
qu’ils ont quitté, mais dont ils restent proches, ressentant encore les souffrances des derniers instants. Une des missions du médium est bien sûr de délivrer tous ces esprits et de leur permettre de continuer leur chemin évolutif. Pour leur donner
la force nécessaire, nous effectuons des chaînes de pensées ou organisons des séances de délivrances. Pendant les moments de
trouble intense que vit l’esprit ainsi désincarné, il peut très bien projeter les images qui le hantent et les matérialiser quelquefois.
Un esprit affirme également qu’il n’est pas impossible d’entendre l’orage, alors qu’il fait beau, d’entendre le vent et la pluie
qui frappent les vitres.
Selon les cas, on peut aussi voir pendant quelques secondes une maison prendre feu ou d’autres phénomènes de ce style, comme vous allez le voir dans ce qui suit.
NAVIRES, MAISONS, CARROSSES
Qui n’a pas entendu parler du vaisseau fantôme ? Navire condamné à poursuivre un éternel voyage avec pour seul équipage un squelette solitaire, que l’on peut croiser quelquefois au large du cap de Bonne-Espérance. Son capitaine avait commis la
folie de doubler ce cap et le voyage lui fut fatal. Cela n’est qu’un exemple parmi d’autres.
Pour citer le cas de personnages connus, l’écrivaine Barbara Cartland et son frère se promenaient dans la campagne autrichienne
quand ils tombèrent sur un château, sorti tout droit d’un conte de fées, orné de clochetons et de tourelles. Or, arrivés au village où
ils logeaient, ils apprirent avec étonnement que ce château avait été détruit des années auparavant !
Un thème que l’on retrouve souvent aux Etats-Unis est celui d’un carrosse noir conduit par un cocher sans tête. Un véhicule
semblable hantait Beacon Hill près de Boston au XIXe siècle et la célèbre diligence de Deadwood dans le Dakota du nord faisait
aussi son trajet inlassablement des années après son dernier voyage. Il faut préciser ici qu’en Amérique (comme en Angleterre) jusqu’au début du XIXe siècle, les facultés de médecine étaient à cours de cadavres pour les dissections. Les pilleurs de
tombes auxquels il était fait appel, les transportaient incognito, sous peine de lourdes amendes dans des coches noirs. Comment ne pas imaginer ici, le trouble de ces esprits illégalement usurpés à leurs lieux de «repos» ?
ANGLETERRE : UN AUTOBUS DÉFRAIE LA CHRONIQUE
En 1930, c’est en Angleterre qu’un autobus défraya la chronique.
Dans le secteur londonien un carrefour très dangereux occasionnait de nombreux accidents, dont plusieurs mortels et les autorités
avaient fini par y apporter des modifications suite à de nombreuses plaintes d’usagers. D’étonnants rapports de police en effet, signalaient que les accidents étaient dus à des embardées, faites pour éviter un autobus à deux étages, roulant silencieusement à toute allure, en pleine nuit, à l’heure où il n’y avait plus aucun service.
Un de ces rapports cite ceci : «Au moment où je tournais, je vis un autobus qui arrivait sur moi. Ses feux de position et ses phares
étaient allumés, mais je n’aperçus ni machiniste, ni passagers, je braquai tant que je pus et grimpai sur le trottoir en éraflant le mur.
A ce moment-là, l’autobus disparut.» Ou encore : «L’autobus est sorti de nulle part, tout éclairé. La voiture a dû faire un écart et est
entrée dans le mur, il a disparu après.» Ces rapports typiques amenèrent à de nouvelles preuves, car un témoin ayant vu l’accident
d’une des voitures, précisa lui aussi que le bus était apparu soudainement, se précipitant sur le véhicule juste avant qu’il ne fasse son embardée. Des dizaines de personnes vinrent ensuite confirmer cette apparition. Parmi elles, un fonctionnaire d’un dépôt d’autobus voisin, déclara qu’il avait vu le bus sortir silencieusement aux petites heures du matin, puis disparaître.
D E S S O L DATS D ’ U N E L É G I O N R O M A I N E
Restons en Angleterre, puisqu’il semble bien que ce pays multiplie ses histoires de fantômes, mais revenons aux êtres humains et
cette fois-ci à une armée toute entière ! Dans son ouvrage Strange Happenings, un auteur anglais, Paul Bannister, raconte l’histoire
étrange de la vision d’une légion romaine, apparue à un policier du nom de Harry Martindale. Pour l’écrivain, cette apparition est
anachronique mais pour nous spirites, l’explication est plausible puisque, comme nous l’avons dit plus haut, l’esprit ou les esprits
dans le trouble restent dans l’instant de leur mort, projetant leurs pensées du moment. A l’époque où les faits se sont passés, Harry
était plombier et réparait une tuyauterie dans la maison du Trésorier, à York, édifice médiéval. Il entendit une sorte de petite sonnerie de trompette. Comme il le raconte à Bannister : «J’ai regardé autour de moi et j’ai vu un petit soldat, vêtu d’un kilt et portant une sorte de trompette, qui sortait de ce mur. Il m’a ignoré et, d’un pas traînant, a traversé la cave en diagonale, jusqu’au mur opposé. Mais avant qu’il ne disparaisse, un autre soldat est sorti, monté sur un misérable poney. Derrière eux arrivèrent quatorze ou seize soldats, en double file. Je suis tombé de mon escabeau mais ils m’ont ignoré. Le plus étrange est qu’ils s’enfonçaient tous jusqu’à mi-cuisse dans le plancher.» La description se fait plus précise : «Ils portaient des boucliers ronds et une multitude d’armes. Ils étaient vêtus de kilts verts, teints à la main et la plupart portaient des casques de cuir. L’homme qui montait le poney avait un panache sur le sien. Ils étaient tous chaussés de sandales dont les lanières montaient jusqu’aux genoux mais avançaient sans énergie. J’ai supposé que c’était des soldats romains.» A l’époque de cette apparition, Harry était allé voir un historien car il avait été vraiment impressionné par cette vision. Il apprit que la cave avait été creusée par des archéologues qui
cherchaient une ancienne voie romaine, mais l’historien restait sceptique car d’après lui, les soldats romains de cette époque-là
n’avaient pas de boucliers ronds. Ils en restèrent donc là mais sept ans plus tard, deux archéologues qui travaillaient dans la même
cave, eurent la même apparition qu’Harry et ils se souvinrent de son histoire. Entre temps, on avait appris que la sixième légion
romaine qui fut évacuée de York au IVe siècle, avait été renforcée par des troupes auxiliaires qui, elles, avaient des boucliers ronds !
Harry qui n’avait jamais douté de sa vision disait ceci : «Je crois que j’ai vu un détachement de ces auxiliaires qui partaient vers
quelque équipée sans espoir, dont aucun d’eux ne reviendrait et si je les voyais avancer à mi-cuisse dans le plancher, c’est parce
que leurs esprits marchaient encore sur la surface de la route qui est maintenant enterrée.» Voilà une très bonne déduction.
ÉNERGIE PENSÉE OU ONDE PSYCHIQUE
Parmi les chercheurs anglais travaillant dans le domaine psychique, nous pouvons citer Frédéric Myers, co-fondateur de la
société pour les recherches psychiques en Angleterre en 1882, qui définit l’esprit comme «une manifestation d’une énergie personnelle persistante… résidu de la force ou de l’énergie qu’une personne rayonnait de son vivant» ou bien Harry Price, célèbre
enquêteur psychique pour qui la survivance de ces impressions serait possible, car «toute la matière et tout l’espace sont imprégnés d’une substance invisible qui s’appelle ‘’l’éther psychique’’ capable de conserver indéfiniment les impressions qu’y laissent les vivants, impressions faites en un moment traumatisant, restant suspendues dans cette substance indifférente au temps et qui peuvent être perçues par des récepteurs sensibles.» Seulement voilà, nous sommes des esprits que nous soyons vivants ou
morts et notre attribut essentiel est la pensée. Cette pensée crée des images qui peuvent être projetées consciemment, mais dans
le cas des esprits troublés, elles le seront de façon inconsciente. Pour conclure, citons le message d’un Esprit, Melchior d’Entremont, qui nous rappelle le caractère unitaire de la matière et qui nous parle de notre énergie pensée : «L’onde psychique, quelle
que soit sa forme, quelle que soit sa qualité individuelle, sait parcourir l’ensemble des sphères habitées en cet Univers. C’est
l’onde communicative par excellence. Elle demeure la première qualité de l’esprit, des esprits quels qu’ils soient… Votre esprit
s’inscrit à chaque seconde dans la matière qui vous environne. Cette conjugaison de l’esprit au sein de la forme qu’il habite,
demeure l’élément déclencheur de toute action spirituelle en ce globe. Devant l’unité de la matière, il n’est donc plus de secret
pour vous, dans vos forces communicantes. Il n’est plus de secret non plus dans vos forces transcendantes, dans vos forces par
conséquent profondément actives. Devant cette loi unique et merveilleuse, issue de la puissance cosmique, de la puissance
divine, les psychismes de manière inconsciente se conjuguent donc sur ce globe, et cette interpénétration provoque de multiples choses.»
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