Dans les années soixante, sous la direction du Dr Jules Eisenbud, l’étonnant sujet psi Ted Serios produisait une grande variété de photographies psychiques. Il projetait des images mentales sur la pellicule photographique d’un appareil Polaroïd, en se concentrant sur l’objectif de l’appareil. Au moment de la concentration extrême il appuyait sur le déclencheur. L’homme était simple ; un mégot à la lèvre et une bouteille de bière ou un verre de whisky à la main, Serios se déchaînait en proie à une sorte d’hystérie créatrice, avec une volonté forcenée d’imprimer une image sur la pellicule, ce qui évidemment ne réussissait pas à chaque fois. Il projetait sa pensée à partir de l’idée d’un édifice public ou autre image. La particularité, c’est que l’image imprimée sur la pellicule présentait des variantes, avec des détails qui n’étaient pas sur l’original. C’est ainsi qu’il «photographia» par la pensée une partie de bâtiment qui fut identifié comme un local de la police montée canadienne, sur lequel était inscrit «Cinadain» au lieu de «Canadian». Autre exemple, «L’homme de Neandertal»: reproduction d’une partie de gravure qui se trouvait au muséum d’histoire naturelle de Chicago.
A l’âge de 83 ans, en 1997, après 30 ans d’inactivité psi, Ted Serios produisait à nouveau deux images, l’une représentant un personnage évoquant Jésus, l’autre ressemblant à un bas-relief
antique.
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